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2010-2011

SPECS-CSN
475, rue du C?gep
Pavillon 2, local 54-180
Sherbrooke (Qu?bec)
J1E 4K1

819 564-6350 #5330
819 562-6030 - t?l?copieur
Rédaction: Philippe Langlois et Steve Mc Kay
Secrétariat: Luc Loignon
Le mercredi
31 août 2011

8 septembre :
Dîner conférence sur l’augmentation
des frais de scolarité

La grande bataille que mèneront les mouvements sociaux et syndicaux cette année au Québec sera celle contre l’augmentation des droits de scolarité adoptée avec le dernier budget provincial. Pour la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ) comme pour les autres organismes membres de la Coalition opposée à la privatisation et la tarification des services publics, les orientations que prend le gouvernement de Jean Charest en éducation ne peuvent que déboucher sur une pérennisation des inégalités socio-économiques qui se sont spectaculairement creusées depuis trente ans. C’est pourquoi, à l’instar de l’Internationale de l’éducation (IE), la FNEEQ préconise la gratuité scolaire à tous les niveaux d’enseignement.

Le SPECS prend donc l’actualité de l’automne à bras le corps organisant le 8 septembre prochain un dîner visant à discuter du sujet. La discussion sera initiée par une présentation de Julien Laflamme, économiste et chercheur à la CSN, et de Simon Tremblay-Pepin et Éric Martin, chercheurs à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). L’événement aura lieu de 11h30 à 13h30 au local 2-55-353.

Le dîner sera servi sur place. SVP, prévenez-nous de votre présence au plus tard le mercredi 7 septembre à 12h (819 564-6350, poste 5330 ou specsCSN@CegepSherbrooke.qc.ca).

À lire:
Simon Tremblay-Pepin et Éric Martin, Faut-il augmenter les frais de scolarité ? Huit arguments trompeurs, IRIS, 2011.

« La plupart des "débats" qui ont cours sont des débats de chiffres : combien faut-il réinvestir dans l’éducation, qui paiera la facture ? Pourtant, une question fondamentale est rarement posée: à quoi sert l’éducation ? Pour certain-e-s, l’éducation doit devenir un centre d’entreprenariat intellectuel, qui produit des employé-e-s et des brevets commercialisables. Cela suppose un changement radical de la mission des universités, originellement centrée sur la transmission du patrimoine culturel, intellectuel et scientifique de l’humanité et la formation du jugement critique.»

Tournée syndicale

Votre syndicat a sollicité toutes les coordinations départementales à lui accorder 15 minutes dans une assemblée afin de pouvoir présenter la nouvelle équipe de l’exécutif du SPECS-CSN, discuter des enjeux de l’année qui vient et prendre le temps d’entendre vos commentaires sur les sujets qui vous préoccupent. Surveillez cette rencontre !

De quelle réussite parlons-nous ?

Le comité école et société de la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ) a déposé en juin dernier un document faisant un tour de la question de la réussite. Disponible sur le site de la FNEEQ, ce document vaut la peine qu’on s’y arrête. Il avance et soutient neuf propositions sur l’esprit pédagogique, mais aussi social et politique dans lequel on devrait collectivement envisager la «réussite» des étudiantEs québécoisES. Ces propositions prennent le contre-pied des valeurs néolibérales en matière d’éducation en mettant de l’avant une conception sociale plutôt qu’individuelle de la réussite. La «réussite», avancent les auteurs, relève d’abord d’une part de la situation socioéconomique des étudiantEs et des professeurs, d’autre part d’un environnement pédagogique qui se doit d’être soutenu avec toutes les ressources nécessaires. Le document de la FNEEQ enjoint ainsi les acteurs du milieu à combattre la mise en concurrence des établissements éducatifs entre eux et à exiger le renforcement du système public dans son ensemble. Il met aussi en garde contre le contrôle croissant de la philanthropie d’affaire à tous les niveaux du parcours éducatif, du préscolaire à l’université. Inutile de rappeler le caractère foncièrement non démocratique et commercial des activités des fondations privées en éducation (le document analyse en ce sens l’exemple de la tentaculaire Fondation Chagnon). Les auteurs établissent enfin une distinction critique entre le concept de la réussite scolaire et celui, plus large, de réussite éducative. Alors que la première se comptabilise dans des résultats chiffrés et des taux de diplomation, la seconde a pour objet «l’épanouissement de l’individu, [...] l’esprit critique, l’amour de la connaissance, la maturation, la socialisation et le développement de l’individu comme citoyen.» À lire pour nourrir la réflexion sur notre pratique d’enseignant.

Des trottoirs menant au pavillon 10, svp

Des membres nous ont fait part de leurs préoccupations concernant la sécurité des piétons qui doivent se rendre du pavillon 4 au pavillon 10 par la rue Kennedy Nord. L’absence d’un trottoir complet entre les deux bâtiments oblige les piétons soit à empiéter sur la piste cyclable ou bien à marcher dans la rue avec tous les dangers que cela comporte.

Nous avons fait parvenir une lettre à la Ville de Sherbrooke afin d’informer les personnes responsables de la situation. Nous vous informerons dès que nous aurons une réponse de la ville. D’ici là, nous vous invitons à la prudence!

[Copie de la lettre envoyée à la Ville de Sherbrooke]

Réajustements de la paie

À la suite de la signature de la nouvelle convention collective, la direction du Cégep de Sherbrooke devait effectuer un recalcul de l’expérience professionnelle pour les membres du SPECS-CSN afin de prendre en considération les nouvelles modalités d’évaluation de l’expérience. En juin dernier, vous avez reçu une lettre qui vous demandait de faire parvenir au service des ressources humaines toute nouvelle pièce justificative liée à l’expérience afin de pouvoir compléter cette opération.

La direction nous a avisés que le recalcul est complété pour tout le personnel enseignant touché et que les ajustements nécessaires ont été effectués.

Notez qu’il y a également d’autres réajustements lors des premières périodes de paie 2011-2012 :

  1. la progression annuelle d’échelon (jusqu’à l’échelon 17 sans scolarité de maitrise, 18 avec maitrise ou 20 avec doctorat); et
  2. l’augmentation d’échelon(s), si applicable, dû au recalcul de l’expérience professionnelle [paie du 25 août];
  3. la rétroaction à la suite du recalcul de l’expérience pour l’année 2010-2011 [paie du 22 septembre] voir B) ci-dessus;
  4. le réajustement lié à l’équité salariale à partir du 31 décembre 2010 [paie du 6 octobre];
  5. ajouter à cela l’atteinte de vos maxima au RRQ, à l’assurance emploi…

Nous avons convenu avec la direction du Cégep de faire un seul réajustement par paie (en sus de votre paie normale) pour vous permettre de mieux valider chaque ajustement qui s’appliquerait à votre situation.

Nous vous invitons à examiner votre relevé de paie et à faire la comparaison avec l'échelle de traitement actuellement en vigueur (voir le tableau) afin de déterminer si vous êtes touché par cette mesure.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions concernant ces mesures.

Échelle de traitement
actuellement en vigueur
Échelon
Taux

2011-06-01 au 2012-05-31

Par période de paye
1
36 929 $
1 420,35 $
2
38 300 $
1 473,08 $
3
39 670 $
1 525,77 $
4
41 264 $
1 587,08 $
5
43 033 $
1 655,12 $
6
44 883 $
1 726,27 $
7
46 806 $
1 800,23 $
8
48 817 $
1 877,58 $
9
50 906 $
1 957,92 $
10
53 092 $
2 042,00 $
11
55 367 $
2 129,50 $
12
57 744 $
2 220,92 $
13
60 220 $
2 316,15 $
14
62 798 $
2 415,31 $
15
65 496 $
2 519,08 $
16
68 305 $
2 627,12 $
17
71 234 $
2 739,77 $
18
72 392 $
2 784,31 $
19
73 570 $
2 829,62 $
20
74 765 $
2 875,58 $

La pauvreté et l’exclusion
laissées à elles-mêmes

Le 8 juin dernier, la ministre québécoise de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, a déposé à l’Assemblée nationale un rapport portant sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale au Québec. Intitulé Améliorer la situation économique des personnes : un engagement continu, ce rapport en dit long sur l’intérêt que porte le gouvernement libéral à la promotion des droits économiques et sociaux des Québécois. En effet, passant outre aux recommandations de son propre comité consultatif, le rapport de la ministre ignore tout simplement la responsabilité légale qu’a le gouvernement de fixer des cibles d’amélioration des revenus des personnes assistées sociales et des travailleurEs pauvres, cela en vertu de la loi 112 visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. La raison alléguée est que cela coûterait trop cher aux Québécois : 2,4 milliards de dollars par année selon l’étude commandée par la ministre. Le Collectif pour un Québec sans pauvreté a rejeté ce rapport qu’il qualifie de «bâclé» et en appelle à un débat public sur la question des cibles de revenu, arguant notamment que le coût de l’inaction en matière de pauvreté est de l’ordre de 15 milliards de dollars annuels, dont 6 milliards uniquement en soins de santé. Le Collectif dénonce également la confusion qu’entretient le rapport entre sortie de la pauvreté et couverture des besoins de base – car même sorti de la misère, on est encore pauvre!

Plus de détails:
http://www.pauvrete.qc.ca/sommaire.php3

Retour sur le petit déjeuner de la rentrée avec l’AÉCS

Ceux et celles parmi vous qui ont participé au petit déjeuner de la rentrée n’ont pas manqué l’action qu'y a menée un groupe d'étudiantEs.

Plusieurs professeurs ont trouvé cette intervention déplacée, non pas tant parce qu’elle interrompait le déjeuner que parce qu’elle semblait adopter une posture accusant les professeurs d’endoctriner les étudiantEs et d’encourager leur conformisme.

Le président du syndicat, Steve Mc Kay, a rencontré des membres de l’exécutif de l’AÉCS pour leur communiquer le malaise que lui avait causé l’intervention. Il a insisté sur le fait que les professeurs luttent, comme les étudiants, pour une éducation de qualité et accessible. En ce sens il faut se considérer mutuellement comme des alliés et non des adversaires, leur a-t-il dit, ajoutant que leur analyse manquait, selon lui, de nuances, l’école ne se réduisant pas à un véhicule d’endoctrinement. Les étudiants se sont montrés sensibles à nos préoccupations tout en soulignant que leur intervention se voulait d'abord et avant tout ironique et comique. Ils ont insisté toutefois sur le fait qu’ils trouvaient frustrant le manque de mobilisation des professeurs dans le dossier des droits de scolarité.

Autres lectures suggérées

Mouvement syndical:

Numéro 12, Mai 2011

Juin 2011

Benoît Lacoursière, « La réalité d’un syndicat », Le Devoir, 26 mai 2011 (source).

« Les conditions de travail des personnes syndiquées sont indissociables des conditions de vie des usagers des services publics. »

Mouvement étudiant:

Volume 10, numéro 5 - mai 2011
Voume 11, numéro 1 - août 2011

Mouvement des femmes:

Volume 33, Numéro 1, mai-juin 2011

FNEEQ-info en action internationale:

Autre:

Mai 2011

L'avenir du haut-savoir

Le gouvernement Charest ignore les études qui le prouvent
Augmenter les frais diminue le nombre des étudiants

Gabriel Ste-Marie, L'Aut'Journal

Dans son dernier budget, le gouvernement Charest a annoncé le dégel des frais de scolarité. En cinq ans, ils auront augmenté de 75%, à raison de 325$ par année. Cette hausse incitera de nombreux jeunes à abandonner leurs études universitaires, surtout chez ceux provenant de milieux moins fortunés.

[Lire l'article]

  • 2 juin 2011: Modification au Règlement sur l'aide financière aux études touchant les pensions alimentaires pour enfants
    [Document au complet]

  • 4 août 2011: L’intégration des apprentissages : des visées ambitieuses à poursuivre
    [Document au complet]


JOURNAL COMMUNAUTAIRE DE SHERBROOKE
Numéro 154, volume 26, numéro 04, juin 2011

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