Avec les élections qui approchent à grand pas, nous trouvions importants de soulever avec vous des éléments cruciaux à garder à l’esprit afin de faire un choix éclairé.
Tel que discuté en assemblée générale le 10 septembre, le syndicat ne promeut aucun parti en particulier et nous représentons des membres de toutes allégeances politiques.
Toutefois, comme notre travail consiste à protéger les conditions de travail des membres, nous nous devons de rappeler l’impact des promesses électorales sur ces dernières.
Voici donc les éléments ramenés en assemblée :
- Redistribuer la richesse par un système d’imposition juste; Déficit zéro, équilibre budgétaire, austérité, voilà des mantras que les québécoises et les québécois connaissent trop bien. Les conséquences ? Des écoles en ruine, des classes qui débordent, des hôpitaux vétustes, un accès limité aux services, la disparition du filet social et un manque criant de logement.
- Protéger les droits des travailleuses et des travailleurs; Ici comme ailleurs, la démocratie est de plus en plus attaquée. Le gouvernement a multiplié les lois qui s’en prennent aux droits des travailleuses et des travailleurs. La loi 14 freine le droit de grève et le projet de loi 3 veut nous embourber dans des contraintes administratives inutiles. Tout cela pour empêcher les syndicats de bien défendre les salarié-es.
- Lutter contre la privatisation du réseau de la santé et des services sociaux; Le réseau public est affaibli. Il subit les mesures d’austérité de plein fouet et les réformes centralisatrices dévastatrices. La privatisation ne fait qu’empirer la situation et se fait au détriment du bien commun. Elle affecte particulièrement les femmes, qui sont majoritaires dans le réseau public, à la fois comme travailleuses et principales usagères.
- Favoriser les chances de la petite enfance à l’université; L’égalité des chances est compromise en éducation. Le manque de place dans le réseau des services de garde éducatifs l’enfance force des milliers de familles à opter pour une place dans un milieu de garde privé de moindre qualité, ou à repousser le retour au travail. Le système éducatif quant à lui est déchiré en trois réseaux inégaux : des écoles publiques sous-financées, un secteur privé fortement subventionné et des programmes pédagogiques sélectifs offerts au public. Ce système d’éducation à trois vitesses accentue les inégalités sociales.
- Développer une économie durable et des emplois de qualité; L’économie, ça concerne l’ensemble de la population. En pleine période d’incertitude, les partis politiques doivent s’engager à bâtir une économie pour les travailleuses et les travailleurs. Le développement d’une politique industrielle doit bénéficier à tout le monde, partout au Québec.
- Mettre en œuvre la transition juste pour lutter contre la crise climatique; Le déni de l’urgence climatique par l’administration Trump fait mal. Malheureusement, le gouvernement en profite et réduit ses actions pour agir contre les changements climatiques. La mauvaise gestion des ressources naturelles, les vagues de chaleur et les inondations nous rappellent pourtant l’importance d’intervenir pour l’avenir de la planète.
