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Vendredi 30 août 2012

Jusqu’ici, tout va bien (chez nous)

Eh bien, nous voici donc déjà à démarrer une session d’enseignement qui, pour l’instant, semble vouloir se dérouler de manière quasi-normale. De nouveaux étudiants, de nouveaux visages allumés (parfois à allumer !) : bientôt la routine de notre travail si prenant et souvent si gratifiant.

D’autres établissements connaissent une rentrée passablement plus mouvementée que la nôtre. L’Université de Montréal vit cette semaine avec la présence de policiers anti-émeute. Le professeur Michel Seymour décrit la situation en ces mots : « Il y avait un extraordinaire déploiement de policiers aujourd'hui (27 août) devant le 3200 Jean-Brillant : une vingtaine d'auto-patrouilles, une trentaine de policiers de l'anti-émeute, des dizaines de policiers qui ont pénétré dans l'édifice, des autobus nolisés pour transporter les éventuelles personnes arrêtées, des gros bras de la compagnie GARDA qui ont séquestré des étudiants dans les salles en attendant la police ».

Cela évoque pour nous de pénibles journées vécues à la fin du mois d’avril, alors que le Cégep vivait sous une injonction. Aujourd’hui, c’est l’ensemble des institutions d’enseignement supérieur du Québec et ses acteurs qui vivent sous une loi spéciale, en pleine rentrée et en plein contexte électoral. Nous ne pouvons regarder cela de loin comme si cela ne nous concernait pas. Si nos étudiants avaient choisi de maintenir leur grève jusqu’à la rentrée, nous serions peut-être ceux qui, cette semaine, aurions dû composer avec des agents de sécurité insistant pour nous escorter jusqu’à nos salles de cours à moitié vides.

Personne n’est à l’abri sur une île. Il n’est pas impossible que la Loi 12, remise en cause par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse ainsi que par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, vienne nous hanter cet automne comme elle hante en ce moment nos collègues d’autres établissements.

Et pourtant...

Pour l’instant, nos eaux sont belles, presque calmes. En tous cas, elles nous permettent de nous concentrer sur notre mission : l’enseignement. Profitons-en ! Et faisons-en profiter nos étudiantEs !

Vous trouverez ci-dessous différents documents que nous avons cru bon vous transmettre. Nous attirons votre attention en particulier sur le document produit par le Comité école et société de la FNEEQ qui a procédé à la comparaison des programmes des cinq principaux partis politiques en matière d’éducation. Quant au document Le Québec mérite notre vote, il compare également les plateformes électorales de 4 partis, cette fois sur une quinzaine de thèmes. Ceci pourrait éclairer votre choix électoral, s’il n’est pas encore fait.

N'oubliez pas la première assemblée générale de l’année, qui se tiendra le mercredi 12 septembre, de 11h30 à 13h30, au local 2-52-101.

Nous organisons aussi un party de la rentrée, jeudi le 20 septembre, en fin de journée, au Boquébière. Nous vous communiquerons les détails bientôt.

Bonne lecture !

Présentation synthèse des plateformes électorales en éducation

Nous nous retrouvons donc à la croisée des chemins. L’affrontement qui a déchiré le Québec ces derniers mois rend plus nécessaire que jamais de décider quelle direction prendre. La FNEEQ, et plus largement le mouvement syndical, a fait son choix : nous souhaitons une éducation accessible et détachée de tout rapport marchand. Mais qu’en est-il des partis politiques?

Nous avons donc jugé bon d’examiner comment l’éducation est abordée dans les plateformes des cinq principaux partis politiques du Québec. Notre objectif est de rendre compte brièvement des intentions de chacun d’entre eux. Puis de voir, dans notre conclusion, dans quelle mesure ces intentions coïncident avec les positions de la FNEEQ et de la CSN. Notre intention n’est certes pas de prendre parti ni d’orienter le vote de nos membres. Nous souhaitons plutôt alimenter la réflexion, donner des informations qui aideront à faire un choix éclairé, du moins en ce qui concerne l’éducation.

Vous trouverez donc en fichier attaché un texte préparé par le comité école et société de la fédération qui présente une synthèse des plateformes électorales en éducation.

[Présentation synthèse des plateformes électorales en éducation]

Brochure sur les élections du 4 septembre

Pétition Avaaz

Levée d'une mesure disciplinaire contre 11 enseignantes et enseignants du Collège Lionel-Groulx

Pour accéder à la pétition, cliquer ici.

La liberté d'expression en contexte de crise
Le cas de la grève étudiante

Un article de:

Christian BRUNELLE
Louis-Philippe LAMPRON
Myriam ROUSSEL

Résumé

En 2012, le recours à la grève exercé par plusieurs associations étudiantes afin de protester contre la hausse des droits de scolarité annoncée par le gouvernement du Québec a provoqué une véritable crise sociale. Alors que cette levée collective de cours était votée démocratiquement par les membres de ces associations – lesquelles détiennent, par l’effet de la loi, un monopole de représentation de l’ensemble des étudiants – les tribunaux n’ont pas hésité à prononcer, à la faveur d’étudiants « dissidents », des ordonnances visant à leur permettre d’accéder librement aux salles de cours, malgré le piquetage exercé à la porte des établissements. Ce choc entre droits collectifs et droits individuels a suscité, chez certains, une remise en question de la légalité même de la grève – incidemment réduite au rang de simple boycott pour mieux saper sa dimension collective – comme moyen de pression en contexte étudiant. Les auteurs concluent que le cadre historique et juridique dans lequel évoluent les associations étudiantes les autorise, au nom de la liberté d’expression et de la liberté d’association garanties par les Chartes des droits, à exercer la grève et à dresser des piquets de grève en conséquence.

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Poste téléphonique 5330 - specsCSN@CegepSherbrooke.qc.ca

Rédaction: Philippe Langlois et Steve Mc Kay
Secrétariat: Luc Loignon