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Sommaire
Nous vous avons parlé à plusieurs reprises cet automne du développement de la recherche au Cégep. Depuis quelques années, les chercheurs affiliés à des cégeps ont accès à des fonds subventionnaires fédéraux et provinciaux. Cette nouvelle réalité modifie de manière importante les possibilités de recherche dans les Cégeps et la Fédération des Cégeps souhaite clairement accélérer la mise en place des conditions nécessaires à l’utilisation de ces subventions. Pourtant, si la recherche a des côtés emballants et intéressant, elle comporte aussi ses écueils et ne saurait se faire à n’importe quel prix. L’exécutif syndical a, tout au long de l’automne, tenu des discussions avec ses membres enseignantEs, avec la direction, les employéEs de soutien et les professionnelLEs ainsi qu’avec les collègues d’autres cégeps à diverses instances de la FNEEQ. Toutes ces discussions convergent vers le constat que les enjeux sont multiples, parfois complexes, souvent majeurs, et que les différents acteurs du Cégep (enseignantEs, étudiantEs, cadres, employéEs de soutien, professionnelLEs) doivent avoir des discussions suivies visant à baliser la pratique de la recherche au Cégep. Nous vous invitons à cet effet à lire, si ce n’est déjà fait, un texte de Claire Denis, du département de Sociologie. L’équipe syndicale a proposé à plusieurs reprises depuis le début de l’automne la création d’un comité institutionnel de la recherche. Il semble que cette proposition ait finalement réussi à rallier non seulement les étudiants et nos partenaires des autres syndicats (personnel professionnels et personnel de soutien), mais également la direction du Cégep. Le comité commencera ses travaux dès le printemps. À l’interne du SPECS, cet automne de travail aura été en particulier marqué par une rencontre entre enseignantEs le 21 novembre 2012, laquelle a donné lieu à l’expression de plusieurs besoins vécus par les enseignants-chercheurs ainsi qu’à celle de plusieurs préoccupations et enjeux liés à la recherche au collégial. Sans bien sûr épuiser le sujet, cette rencontre a permis à tous ceux qui y étaient présents (dont les membres de votre exécutif syndical) de débroussailler une foule d’enjeux liés à la recherche, des grands comme des plus petits. Vous aurez une bonne idée de ce qui s’y est dit en consultant les notes que nous y avons prises dans le compte-rendu de cette rencontre du 21 novembre. Elles s’avèrent à notre avis une précieuse référence pour inspirer les travaux de représentation de l’exécutif syndical, mais aussi des délégués enseignantEs à la Commission des études, au Comité des relations du travail, au Conseil d’administration, au CADES, etc. sur la question de la recherche. Au bas du présent article, vous trouverez aussi une contribution de Jean-François Fortier, enseignant au département de Sociologie et délégué à la Commission des études, proposant une réflexion sur le Plan institutionnel de développement de la recherche 2012-2013 (PIDR). Ce document institutionnel, sur lequel travaille notre collègue Louise Bouchard à titre de conseillère pédagogique, est disponible sur SAM dans la communauté Personnel-Cégep de Sherbrooke. ____________________
Plusieurs enseignantes et enseignants continuent à soulever les différents problèmes qu’occasionne l’accommodement des étudiants en situation de handicap (troubles d’apprentissage, troubles du spectre de l’autisme, handicaps physiques, etc.). Quand on pense au fait que les ressources allouées à ces étudiants dans le budget de l’éducation nationale sont entièrement destinées à des services hors-classe, ce n’est pas étonnant ! Et à ce chapitre, un syndicat d’enseignantEs ne peut faire autrement que de rappeler à ses membres qu’ils ne sont pas tenus de fournir des services et un travail qui ne leur sont ni reconnus en tâche, ni en salaire. Plus encore, il faut aller jusqu’à dire que l’évidence i.e., que des services adéquats aux étudiantEs en situation de handicap affectent aussi nécessairement la tâche des enseignantEs n’apparaîtra au gouvernement que lorsque les enseignantEs arrêteront d’en faire « sur le bras ».
Une fois cela dit, on peut ajouter que le Comité national de rencontre (CNR) de la FNEEQ travaille depuis deux ans en comité paritaire avec le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) à analyser la problématique des étudiants en situation de handicap et son impact sur la tâche d’enseignement. Le CNR a commencé à faire circuler cet automne un document de travail faisant état de l’avancement de ces travaux. La stratégie syndicale dans ce dossier est de décortiquer les besoins liés à chaque type de handicap de manière à nommer, avec la partie patronale, la part de travail que font les différents intervenants des cégeps, incluant les enseignantEs, pour répondre aux besoins. L’objectif est d’avoir terminé ce travail avant la prochaine négociation de convention collective. Vous pouvez consulter le document de travail du CNR sur le site du SPECS. Dans le même dossier, l’exécutif syndical a pu rencontrer, au début du mois de décembre, l’équipe des Services adaptés, actuellement en tournée des départements et des services. Cette rencontre a été l’occasion pour nous de développer une vue d’ensemble du phénomène tel qu’il se présente au Cégep. Nous recommandons cette rencontre à tous les départements qui n’ont pas encore eu la chance de la tenir. N’hésitez surtout pas à continuer à nous interpeller sur tout ce qui concerne ce dossier que nous considérons prioritaire. _______________
Vous avez été nombreux et nombreuses depuis la dernière parution du Quand les profs à répondre à notre sondage sur le Fonds de résistance syndicale (FRS). Nous vous en remercions. Si vous ne l’avez pas encore fait, il est encore temps de le faire : nous compilerons les résultats au début du mois de janvier. Rappelons que, à titre informatif seulement, le SPECS-CSN aimerait avoir une idée de la position « à froid » de ses membres sur la question de la grève. Les réponses à ces questions sont purement théoriques et seront considérées comme telles. Vous serez tenuE informéE des résultats de la consultation tôt en session d’hiver.
Merci de compléter le sondage en ligne. Vos représentants syndicaux se sont déplacés à Québec pour trois jours la semaine dernière, où ils ont assisté au Conseil fédéral de la FNEEQ. Cette instance, qui se réunit deux fois par année, est l’instance la plus importante de la FNEEQ après le congrès, qui a lieu aux trois ans.
Comme à l’habitude, le dernier Conseil fédéral a été riche en discussions. Nous y avons notamment discuté des quatre thèmes du Sommet sur l’enseignement supérieur, sommet auquel participe la FNEEQ au sein de la délégation de la CSN. Les délégués au Conseil ont demandé notamment à l’exécutif de la FNEEQ et de la CSN de profiter du sommet pour faire connaître notre position fédérale et confédérale en faveur de la gratuité scolaire. Ils ont aussi réitéré leur volonté de résister au phénomène de la marchandisation de l’éducation sous toutes ses formes, notamment sur le plan de la gouvernance des établissements et des mécanismes de standardisation des cursus éducatifs impliqués dans ce qu’on appelle l’« assurance-qualité ». Nous avons aussi discuté de grève sociale, une question syndicale qui a surgi à la faveur de la grève étudiante et qui fait actuellement l’objet de discussions à travers la CSN. Le Conseil a ainsi donné le mandat aux syndicats affiliés de tenir des consultations sur l'analyse des problèmes sociaux et économiques actuels et sur le type d'actions (incluant la grève sociale) qu’il est adéquat d’entreprendre pour contrer le néolibéralisme. Le comité école et société de la FNEEQ a travaillé sur un ensemble de fiches pédagogiques pour animer ces discussions (voir la prochaine rubrique sur le cycle de midis-discussion). Parmi les autres sujets abordés, mentionnons la question du modèle de développement économique (quoi faire croître, quoi faire décroître ? Quel projet de société en temps de crise écologique ?) et les pressions sur les régimes de retraite. Vous trouverez certains documents associés à la réunion sur le site de la FNEEQ au lien suivant: _______________
L’exécutif syndical a le plaisir de vous annoncer qu’il organisera cet hiver un cycle de discussions, une sorte de trilogie syndicale, sur « les luttes populaires en temps austère ».
Les derniers budgets, tant provinciaux que fédéraux, ont démontré que le Canada et le Québec, comme l’Europe, s’engageaient dans une logique d’austérité budgétaire. Taxe santé, hausse des droits de scolarité et des tarifs d’électricité, multiples coupures dans les budgets de l’éducation, coupures de 10 % des budgets de tous les ministères fédéraux, etc. : presque tous les gouvernements au pouvoir adoptent des mesures ayant pour conséquence directe l’érosion des services publics et l’augmentation des inégalités sociales. En Europe, la situation économique continue à se détériorer, avec des taux de chômages excessifs, particulièrement chez les jeunes (plus de 50 % des moins de 24 ans en Espagne et en Grèce). Et l’avenir ne laisse rien présager de bon. Le Premier ministre britannique affirmait peu après son élection que les mesures d’austérité « affecteraient chaque personne au pays » et « s’appliqueraient pendant des années, voire des décennies ». Les coups portés à ce que notre société incarne de progressisme passent aussi par ce que Raymond Bachand a appelé une « révolution culturelle », c’est-à-dire par une lente transformation des mentalités au sujet des droits sociaux et économiques des citoyens et de leur traduction dans des services publics. Si le principe de l’utilisateur-payeur est la face la plus visible de cette révolution, il n’en est pas la seule : la marchandisation des services publics comme l’éducation passe aussi par de nouveaux principes de gouvernance et de nouveaux mécanismes d’imputabilité prétendant garantir que « le citoyen en ait pour son argent ». Est-on pris au piège ? Quelle est l’origine de cette vague mondiale d’austérité budgétaire ? Est-elle aussi inéluctable que certains le prétendent ? Dans quelle mesure reflète-t-elle des choix idéologiques ? Quelles sont les alternatives au cycle de l’austérité ? Quels liens doit-on faire entre la nouvelle gestion publique et les budgets d’austérité ? Comment la marchandisation de l’éducation affecte-t-elle les cégeps ? Comment les luttes populaires et syndicales doivent-elles s’y prendre pour limiter les dégâts et pour reprendre l’offensive d’un projet de société progressiste, écologiste et égalitaire ? L’exécutif syndical avance actuellement avec l’idée de structurer ce cycle de discussions de la manière suivante : (1) un premier midi-conférence sur l’austérité économique à la fin février, suivi (2) d’un midi-discussion sur la marchandisation de l’éducation dans les cégeps juste avant Pâques et enfin (3) un échange sur les moyens de lutte contre les régressions qu’engendrent ces phénomènes vers la mi-mai. Les détails sont à venir en janvier, mais vous pouvez déjà nous faire part de vos suggestions pour tout ce qui concerne le contenu et la forme que prendront ces discussions ! Vous vous souvenez sans doute que nos collègues du Syndicat des enseignants du Cégep F.-X. Garneau ont produit deux vidéos faisant la promotion de l’éducation publique. Voici le troisième et dernier vidéo de leur trilogie. Le tout avec un budget de 2500 $. Chapeau !
N'oubliez pas de signer la pétition sur la sécurité des piétons à Sherbrooke qui est mise en circulation par le comité environnement du Syndicat.
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Poste téléphonique 5330 - specsCSN@CegepSherbrooke.qc.ca
Rédaction: Philippe Langlois Secrétariat: Luc Loignon |
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